vendredi 16 octobre 2009

Le Secrétaire général de l'OCI appelle à l'élimination de toutes les formes de discrimination contre la femme dans le monde islamique

Le Secrétaire général de l'Organisation de la Conférence islamique (OCI), Le Professeur Ekmeleddin Ihsanoglu, a souligné qu'il est de notre devoir de renforcer la position de la femme et de la réhabiliter conformément aux enseignements de notre sainte religion. L'Islam prône la pudeur et le respect de la femme. A l'heure actuelle, les femmes sont confrontées à des problèmes multiples dans nos sociétés. Elles sont victimes de maltraitance, de violence au foyer et d'exploitation.
Dans une allocution prononcée au nom du Secrétaire général de l'OCI par le Directeur du Département des affaires juridiques au Secrétariat général de l'OCI devant la réunion du Groupe intergouvernemental d'experts juristes chargés d'étudier le statut de l'Organisation pour la Promotion de la Femme dans les États membres de l'OCI, qui a été tenue au siège du Secrétariat général, du 12 au 14 Octobre 2009, le Secrétaire général a souligné que l'action de l'OCI dans ce domaine est guidée par les dispositions de sa nouvelle charte qui stipule, en effet, que nous devons œuvrer à préserver et à promouvoir les droits des femmes, à favoriser leur participation effective dans tous les domaines de la vie, conformément aux lois et législations des Etats Membres.
Ihsanoglu a indiqué que la 3ème Session Extraordinaire de la Conférence Islamique au Sommet de l’OCI, réunie en 2005 à Makkah al-Moukarramah, a souligné l’importance du rôle de la femme musulmane au sein de la société. Le Programme d'Action décennal (PAD) de l’OCI, adopté par ce Sommet, insiste sur la nécessité de renforcer la législation visant à promouvoir l’avancement des femmes au plan économique, culturel, social et politique, dans le respect des valeurs islamiques de justice et d’équité et de la convention sur l'élimination de toutes les formes de violence et de discrimination contre la femme.
Le Secrétaire général a affirmé que les femmes représentent environ la moitié de la population de la Oummah [nation], tout en soulignant que la cause de la femme et sa promotion au sein de la société constituent aujourd'hui l'un des problèmes majeurs qui se posent dans le monde. La promotion de la femme au sein de la famille et de la société est devenue un critère de progrès et de développement pour toute société humaine. Ce qui confirme l'importance de la femme et le fait que celle-ci ne saurait être exclue de la société, de quelque manière que ce soit. La femme participe pleinement, à côté de l'homme à la mise en œuvre des stratégies générales dont elle constitue un soutien réel.
Le Secrétaire général a souligné que pour contrer les campagnes tendancieuses orchestrées contre l'Islam qui visent à utiliser la cause de la femme à des fins pernicieuses, nous devons exposer la position réelle de l'Islam vis-à-vis de la femme, la place honorable qu'elle y occupe et le respect qu'il lui réserve. L'Islam, le sait-on, considère la femme comme étant la pierre angulaire de la société musulmane. C'est pourquoi les diverses questions de la femme sont l'objet d'une multitude de règlementations dans le cadre de la Charia islamique. En serait-il autrement, si la femme ne jouait pas un si grand rôle au sein de la société?
Ihsanoglu a indiqué que la création, sous l'égide de l'Organisation de la Conférence Islamique, d'un organe voué à la promotion de la femme constitue une nécessité impérieuse et un pas important sur la voie du renforcement du rôle de la femme dans le développement au sein des Etats membres.
Il a exprimé ses remerciements et sa considération à la République de Turquie pour avoir abrité la première conférence ministérielle sur la promotion de la femme, du 20 au 21 novembre 2006, et à la République arabe d'Egypte, qui a accueilli la 2ème Conférence ministérielle sur le rôle de la femme dans le développement des Etats membres de l'OCI, du 24 au 25 novembre 2008.
Il convient de noter que la 36ème Session du Conseil des Ministres des Affaires Etrangères, tenue à Damas, a salué la proposition égyptienne de créer, au Caire, une organisation spécialisée pour les questions de la femme et son rôle dans le développement au sein des Etats membres. Il a aussi demandé de tenir une réunion d'experts juristes des Etats membres, à participation non limitée, pour étudier le projet de statut de cet organe.
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