mardi 25 septembre 2012

Hijab: une chaine de magasins condamnée pour discrimination religieuse

Le tribunal fédéral de la petite ville de Tulsa a fait condamner la chaine de magasin de vêtements Abercrombie Kids pour discrimination religieuse envers une femme musulmane voilée.


Aux États-Unis on ne plaisante pas avec la discrimination. Même si depuis le 11 septembre la situations des musulmans est moins confortable, la justice américaine semble faire son travail. Le tribunal fédéral de la petite ville de Tulsa en Oklahoma a fait condamner la chaine de magasin de vêtements Abercrombie Kids pour discrimination religieuse envers une femme musulmane.

Un peu trop voilée pour vendre des vêtements ?

Samantha Elauf, jeune femme musulmane voilée âgée de 20 ans  postula en 2008 pour un emploi au sein de la chaine de magasin de vêtements « Abercrombie Kids ». Durant l’entretien, la discussion a très vite tourné autours de la question du port du hijab. Ainsi, l’interlocutrice des ressources humaines lui posait des questions comme : « Dormez vous avec votre hijab sur la tête ?…Est ce que vous vous douchez avec votre hijab…? » avant de terminer par « vous ne pouvez pas travailler avec votre voile ». Sa candidature fut alors refusée au motif que son hijab était incompatible avec la politique vestimentaire de la maison.

Condamné à payer pour discrimination religieuse

Assistée d’une avocate de l’Equal Employment Opportunity Commission (EEOC) l’équivalent de la Halde (supprimée par Nicolas Sarkozy) Samantha décida de porter plainte contre Abercrombie Kids pour discrimination religieuse. Trois ans plus tard, le tribunal fédéral de Tulsa lui donne raison estimant que le port du hijab ne nuisait pas à l’image de la marque et condamne Abercrombie Kids à verser la somme de 20 000 $ à la plaignante. Samantha affirme avoir entrepris cette démarche pour toutes les jeunes filles qui voient leur compétences discréditées sous prétexte qu’elles portent le voile.
Même si le contexte français est différent des États-Unis, il y a des leçons à prendre de cette histoire. La démarche menée par cette jeune femme est à saluer. Elle ne s’est pas laisser faire, elle ne s’est pas tue et a entrepris une action en justice face à un géant du commerce afin de faire valoir ses droits.

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