jeudi 14 novembre 2013

La Finance Islamique, une réponse crédible face à la crise

 Il est vrai que la crise économique ne cesse de fragiliser certaines économies de par le monde, certains pensent la Finance islamique peut être une réponse crédible. C’est l’avis du spécialiste M. Ali Mouhammadine Hussein qui animait une conférence dans les locaux de l’Institut Africain de Management (IAM).
Face à la crise économique qui secoue le monde, les banques classiques ont dû revoir les crédits à la baisse. Mais selon M. Ali Mouhammadine Hussein, expert en Finance Islamique, cette option peut être une réponse crédible face à la crise. «La Finance islamique est la solution qui peut sortir le monde de la crise qu’il traverse actuellement. C’est pourquoi Londres veut devenir l’une des capitales de la finance islamique», explique l’expert à l’occasion d’une conférence organisée par l’Institut Africain de Management (IAM). Selon lui, la Finance Islamique ne se concentre pas que sur le halal, mais elle essaie de mettre en œuvre des mécanismes capables de sortir les pays du sous-développement. Ainsi, l’expert appelle le gouvernement du Sénégal à mettre l’accent sur le développement endogène à travers l’éducation sur la foi, en favorisant l’éthique et le bon comportement. «L’éthique et la foi sont liées au développement. Aujourd’hui, il faut aller vers un développement qui va vers des sciences plus innovantes, mais il faut toujours établir un lien ombilical entre l’éthique et le savoir», suggère-t-il.
Mieux, le conférencier y va de ses propositions. Ainsi, il trouve pertinent de mettre en place un comité pluridisciplinaire, sous la forme d’une société de participations dans laquelle 51% des capitaux seront libérés par des participations extérieures et le reste, réparti en petites actions qui seront vendues au niveau national de sorte que même les plus démunis puissent y avoir accès. «Le Comité va se charger de multiplier ces sociétés qui vont travailler dans différents domaines de l’économie et du développement. Bien développées, ces entités peuvent être des sources de financement crédibles. En Malaisie par exemple, les populations ont beaucoup participé à ce type de comité et aujourd’hui, le pays se développe et n’a même pas besoin des soutiens de la Banque Mondiale ou du Fonds Monétaire International (FMI). Ils ont créé des Sukuk, sous forme d’emprunts obligataires, mais en se conformant à l’Islam», a souligné l’expert.
Selon M. Hussein, l’Islam, sur lequel se base cette finance, appelle à copier les réussites partout où elles se trouvent. Parce que, selon lui, à l’heure actuelle, beaucoup de réussites sont notées dans le monde, il ne faudrait pas se gêner à les copier tout en les adaptant aux recommandations de l’Islam. «La Finance islamique permet de mutualiser les épargnes, si petites soient-elles, d’investir, de financer les différents projets et offre des services bancaires multiples, en mettant à la disposition des commerçants et opérateurs de la liquidité», enseigne-t-il.


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