mardi 31 mai 2016

Dakar: tenue du quatrième atelier de la Ligue des Oulémas, Prêcheurs et Imams des Pays du Sahel


La Ligue des Oulémas, Prêcheurs et Imams des pays du Sahel tient son quatrième atelier de formation à Dakar au Sénégal, les 30 et 31 mai 2016 sous le thème: «Les valeurs de la convivialité et de la paix dans la lutte contre l'extrémisme violent dans l'espace sahélo-saharien».
La cérémonie d’ouverture a été présidée par le Ministre d’Etat, Ministre de l’Intérieur du Sénégal Abdoulaye Daouda Diallo.
Les participants comprennent les membres de la Ligue et les journalistes, venus de l’Algérie, du Burkina Faso, du Mali, de la Mauritanie, du Niger, du Nigeria, du Tchad en plus des représentants, partenaires et observateurs importants de la Côte-d’Ivoire, de la Guinée Conakry et du Sénégal.
Prennent également part à la rencontre des organisation sous régionales  et internationales comme le CAERT (Centre Africain des Etudes et de Recherche sur le Terrorisme), la MISAHEL (Mission de l’Union Africaine pour le Mali et le Sahel) et le CISSA (Comité des Services de Renseignements et de Sécurités Africains).
Voici un extrait de notre discours à la cérémonie d’ouverture en tant que Président de ladite Ligue:
«Mesdames, Messiers, chère auguste assemblée, la situation sécuritaire sous-régionale voire internationale est telle qu’il n’y a pas aujourd’hui un seul pays au monde qui ne se sent pas menacé d’une façon ou d’une autre.
Devant cette menace apocalyptique de la sécurité nationale dans chaque pays, l’appel à l’unité nationale et l’enseignement des valeurs de paix, deviennent une nécessité incontournable de premier plan. Et c’est ici que va se révéler le rôle des Oulémas en général et particulièrement celui de notre Ligue.
Héritiers des Prophètes de Dieu, Dépositaires de la science religieuse et Guides de la Communauté, les Oulémas, les Prêcheurs et les Imams, doivent non seulement être au-dessus de la mêlée sociopolitique mais surtout jouer leur rôle d’éclaireurs de la communauté. Ils doivent non seulement être des médiateurs et des arbitres impartiaux dans la recherche des solutions aux différents problèmes de la société, mais aussi et surtout concourir à réaliser l’unité nationale, à la préserver, à la consolider et à la pérenniser en donnant eux-mêmes l’exemple de cette unité en leur sein car ils ne pourront jamais unir les autres étant eux-mêmes divisés.
Honorable assistance,
Les défis multiples auxquels notre continent fait face aujourd’hui ne nous laissent aucun choix hormis celui de l’unité, de la conjugaison des efforts et des moyens afin de préserver les atouts existants et de restaurer ceux perdus. Certes, tous les pays ne vivent pas les mêmes problèmes même s’il y a des fortes similitudes entre eux, raison pour laquelle il ne peut pas avoir de solutions stéréotypées pour tous les pays.
Nous espérons que les résultats et les conclusions auxquels aboutira cette rencontre, permettront non seulement de cerner clairement les contours de la lutte contre l’extrémisme violent dans l’espace sahélo-saharien mais aussi et surtout de jeter les bases d’une véritable synergie d’action entre les différents participants et d’ouvrir enfin la voie et l’appui nécessaire aux religieux pour qu’ils puissent enseigner à leurs communautés respectives les valeurs d’amour, de paix, de fraternité, de convivialité et de coexistence pacifique que prône la religion islamique afin de consolider les acquis de l’entente, de la cohésion sociale, de la solidarité et de l’unité et cela n’est point difficile pour Dieu.
En terminant, je réitère mes sincères remerciements aux autorités politiques et religieuses du Sénégal et à tous les participants, tout en priant Dieu, de nous bénir tous, de bénir nos pays et peuples respectifs et de bénir les travaux de ce quatrième atelier de la Ligue des Oulémas, Prêcheurs et Imams des Pays du Sahel qui se tient en ces jours 30 et 31 mai 2016 à Dakar sous le thème: «Les valeurs de la convivialité et de la paix dans la lutte contre l’extrémisme violent dans les pays de l’espace sahélo-saharien».
Cheikh Boureima Abdou Daouda

Président de la Ligue des Oulémas, Prêcheurs et Imams des Pays du Sahel

jeudi 26 mai 2016

Quatrième Edition de la Journée Islamique de Fin d’Année (JIFA) organisée par la Section Régionale de l’AEMN

La Quatrième Edition de la Journée Islamique de Fin d’Année (JIFA) organisée par la Section Régionale de l’AEMN a lieu le dimanche 22 mai 2016 au Palais des Sports de Niamey en présence des autorités politiques et religieuses, des invités et une foule nombreuse d’étudiants et d’élèves. Parmi les interventions qui ont marqué l’ouverture de la Journée figurent:
Le discours du Président du BEN/AEMN, Mr Adamou Abdoul-Rahmane
Louanges à Allah Seigneur de l’univers, que le Salut, la Paix et la miséricorde d’Allah soient sur le Prophète Muhammad (SAW), sa sainte famille, ses fidèles compagnons et  tous ceux qui suivront sa voie jusqu’au jour de la résurrection !
Tout d’abord, l’Association des Etudiants Musulmans du Niger (AEMN), par ma voix, vous souhaite la bienvenue à cette rencontre annuelle des Universités et Grandes Ecoles de la capitale, placée sous le haut patronage de Son Excellence Monsieur Mohammed Ben Omar, Ministre des Enseignements Supérieurs, de la Recherche et de l’Innovation.
Il est désormais une tradition pour les étudiants musulmans des Universités et Grandes Ecoles de la capitale de créer un cadre d’échange et de recréation au soir de chaque année académique  pour faire converger leurs réflexions vers des défis et des objectifs communs.
Cette quatrième édition de Journée Islamique de Fin d’Année(JIFA) se donne pour objectif de faire le contour de la thématique suivante : « Rôle du musulman intellectuel dans la société ».
Au-delà d’être une thématique pertinente et actuelle, celle-ci exprime désormais toute une philosophie dans notre structure. Un souci qui ressort entre autres dans ses objectifs. 
En effet, l’AEMN a été créée pour répondre aux importants défis de la communauté musulmane, notamment en milieu estudiantin. Elle s’est fixé comme objectifs de :
·        Œuvrer à la formation de ses membres pour une connaissance et une bonne compréhension de l’Islam,
·        Contribuer au développement social et économique du Niger à travers, entre autres, la formation civique et citoyenne de ses membres,
·        Promouvoir l’unité, l’entraide et la solidarité entre ses membres,
·        Promouvoir l’assistance aux personnes défavorisées à travers les activités sociales et culturelles.
C’est le lieu de rendre hommage à l’ensemble des Bureaux Exécutifs des Sous-sections membres de la Section régionale de Niamey et à toutes les bonnes volontés qui ont œuvré pour que cette journée voie le jour. Mes sincères remerciements vont à l’endroit du Ministre des Enseignements Supérieurs, de la Recherche et de l’Innovation qui a bien voulu parrainer cette activité.
Honorables invités ;
Chers frères et sœurs,
Vous êtes appelés à cette activité pour donner de votre volonté au profit de ce qui relève de la responsabilité de chacun : c’est à dire le rôle du musulman intellectuel dans la société. Ce rôle trouve tout son sens dans la parole d’Allah exprimée en ces termes et je cite : «… ceux qui, si nous les raffermissons sur la terre accomplisse la salat, s’acquittent de la zakat, ordonne le bien et interdisent le blâmable, à Dieu appartient la fin de toute chose ». Fin de citation.
Nous comprenons à travers ce verset que tout celui à qui s’offre une occasion quelconque de raffermissement sociale, politique, économique ou autre doit la
saisir, chacun dans sa sphère de compétence individuellement ou
collectivement pour ainsi contribuer à la réforme sociétale.
Chers frères et sœurs en Islam,
Aussi utopique que cela puisse paraitre pour certains, l’étudiant a bien un rôle à jouer dans la société sans qu’il ne trahisse ou ne travestisse son statut d’étudiant. Dans beaucoup de secteurs de la vie quotidienne, sa contribution peut faire progresser les efforts et les actions menées par les acteurs. Qu’il s’agisse de leur sérieux dans la formation académique ou de leur accompagnement des politiques de développement, les étudiants représentent un important levier dans la mise en œuvre de ces dernières.
Je voudrais à cette occasion unique, attirer l’attention de cette jeunesse intellectuelle que vous êtes par rapport à certains états de fait.
Premièrement, ne vous laissez pas récupérer !  En effet, à chaque fois qu’un jeune aura l’occasion et le moyen de briller, il fait l’objet de convoitises diverses. Notamment politiques, idéologiques voire parfois ethnocentristes régionalistes et sectaires. En tant que musulmans appartenant à la communauté de Muhammad (SAW), il vous est plus qu’exiger de vous mettre uniquement au service de cette communauté. Ce n’est pas en soi un appel à éviter la politique ou d’avoir des convictions politiques ou autre. Mais c’est juste une mise en garde contre les potentielles récupérations, manipulations et exploitations auxquelles vous pourriez être abusivement soumis.
Deuxièmement, quel que soit votre niveau intellectuel, vos diplômes ou qualifications, ne commettez jamais l’erreur de vous distancier de la Parole du Savant par excellence. Car certains pseudos intellectuels se sont complus à dispenser qu’une science objective ne saurait s’acquérir sans se renier en tant que croyant. Ou du moins sans couper toutes les fibres spirituelles qui nous relient d’avec Dieu. Ceci est un orgueil intellectuel bien plus grave en perdition qu’en reddition ! Car comme l’écrit Antoine de RIVAROL, je cite : « L’orgueil est toujours plus près du suicide que du repentir. » fin de citation. Qu’Allah nous en garde !
Troisièmement, quel que soit votre niveau de réussite sociale ou professionnelle vous devrez avoir constamment à l’esprit que vous avez un service à rendre à cette communauté. En effet, que vous en soyez conscients ou pas, que ce soit directement ou indirectement, les bonnes valeurs prêchées par cette communauté et son climat de paix, de sérénité et d’appui en tout genre ont assurément favorisé cette réussite. Alors, à cet égard, ayez la décence de mettre en avant l’intérêt de cette communauté en contribuant à en faciliter l’émergence.

Enfin, chers frères et sœurs en islam, sachez qu’en tant que jeunes intellectuels, votre parcours ne se limitera pas aux possessions matérielles comme des véhicules, des villas ou autres. Mais vous allez surtout être les médecins de la santé intellectuelle de gens de cette communauté. A cet égard,  il faut vous résoudre une fois pour toute à vous dire que désormais toute la communauté compte sur vous pour relever les défis sur le plan intellectuel. Désormais vous êtes au centre de toutes les attentions. Tout de ce que vous allez dire ou écrire n’échappera pas à une critique parfois dure. A ce sujet, Bernard PIVOT nous disait dans son ouvrage Le métier de lire, que, je cite : « Un intellectuel, c’est d’abord quelqu’un qui réfléchit avant d’écrire et de parler, qui réfléchit avant de réfléchir, et qui réfléchit même sur l’utilité de la réflexion avant la réflexion proprement dite. » fin de citation.
Honorables invités ;
Chers frères et sœurs,
Le caractère important de cette journée nous impose d’accorder toute l’attention qu’elle mérite lors des différentes activités inscrites à son programme, et cela pour mieux  nous outiller. Car nous sommes  attendus sur le terrain de l’action pour faire valoir nos différentes potentialités à travers  une synergie d’action digne d’une jeunesse éclairée par les prescriptions du Coran et de la Sunna du Prophète Muhammad (SAW).
Œuvrons donc pour porter haut les couleurs du Niger et notre slogan en cela doit être la parole du Prophète (SAW) qui dit : « Le plus aimé de Dieu est celui qui est le plus utile aux créatures de Dieu.»
Ne laissons pas des empreintes, mais l’Histoire. Ne nous brûlons pas, mais brillons ! Montrons-nous dignes de ce que nous avons reçu et de ce que nous allons laisser !
Qu’Allah (SWT) récompense tous ceux qui participent à l’organisation de cette journée ainsi que vous qui avez massivement répondu présents à cette activité.
Qu’Il nous bénisse et bénisse notre cher pays le Niger !
Sur ce, je vous souhaite une journée plein de succès, qui va peser en bien dans la balance des bonnes actions de chacun et de chacune.
Je vous remercie de votre attention !
Barakallahou fikoum
ADAMOU Abdoul-Rahamane
Fait à Niamey, le  22 mai 2016

Le discours du Président d’Honneur de l’AEMN, le Cheikh Boureima Abdou Daouda
Louanges à Allah Seigneur de l’Univers! Prière et salut d’Allah sur notre Prophète et Guide Mouhammad çallallahou alaïhi wa sallam; qui a été envoyé par son Seigneur en tant que miséricorde à l’Univers tout entier, sur sa sainte famille et ses fidèles Compagnons!
Chère assistance, je voudrais tout d’abord remercier sincèrement les organisateurs   de   cette Quatrième Journée Islamique de Fin d’Année non seulement pour leur attachement à l’Islam mais aussi pour la pertinence du thème de cette année à savoir: «Rôle du musulman intellectuel dans la société».
Ce thème dénote à n’en point douter de leur prise de conscience des besoins de la société nigérienne qui est profondément marquée par l’Islam. En effet, pour que la société puisse vivre dans la paix, la cohésion sociale, l’entente, l’unité, la fraternité et travailler et progresser positivement, il faut nécessairement que tous ses membres en général et les intellectuels en particulier, jouent leurs rôles chacun selon ce qu’il possède comme dispositions naturelles, compétences, moyens moraux, matériels et financiers.
Les musulmans intellectuels doivent être à l’avant-garde de l’accomplissement de ce devoir car c’est eux qui sont à mesure de comprendre d’un côté, le message et les bienfaits de l’Islam, en gros et en détail, et de cerner de l’autre côté, les problèmes de la société pour ainsi faire la conciliation ou le mariage entre les textes et le contexte c’est-à-dire entre les exigences de la Religion et celles de la société.
Cependant, pour que les intellectuels musulmans puissent jouer pleinement leur rôle de formateurs, d’éclaireurs, de guides, de porteurs et propagateurs des valeurs et des vertus islamiques, il leur incombe d’acquérir certains ingrédients indispensables car un adage arabe dit: «Celui qui manque de quelque chose, ne peut pas l’offrir à autrui». Ainsi, il incombe aux intellectuels musulmans d’acquérir les qualités et les connaissances nécessaires qui leur permettront d’accomplir leur mission de construction de la société.
Je saisis l’occasion pour vous demander -comme je l’ai fait lors des éditions précédentes de cette Journée Islamique-, vous les étudiants, vous les jeunes, espoir de ce pays, gardiens et garants de l’avenir de ce pays, je vous demande de vous attacher aux grandes valeurs et vertus humaines, que prône l’Islam notre Religion,  à savoir entre autres: la foi, l’amour, l’altruisme, la solidarité, l’unité, la fraternité,  la paix, la bonne cohabitation, le patriotisme, le goût du travail, le sacrifice pour l’intérêt général du pays, le respect de la personne humaine, de sa vie, de sa dignité, de son honneur et de ses biens…
Vous devez concourir à réaliser l’unité nationale et la paix, à les préserver, à les consolider et à les pérenniser en donnant vous-mêmes l’exemple de cette unité en votre sein car vous ne pourrez jamais unir les autres étant vous-mêmes divisés et il n’y aura jamais de paix sans unité et il n’y a rien qui vous permet de vous unir comme l’Islam.
Avant de terminer, je voudrais vous demander de privilégier le dialogue dans toutes vos affaires de la vie car grâce au dialogue, à la concertation et aux échanges mutuels constructifs, la société pourra non seulement consolider davantage ses acquis socioreligieux dont l’entente, l’unité, la solidarité, la fraternité et la cohabitation pacifique mais également prévenir tout problème éventuel, qu’Allah nous en préserve!
Chère assistance, continuons à prier pour la paix, la stabilité, l’entente, l’unité et la cohésion dans ce pays! Qu’Allah le Tout-Puissant vous bénisse, bénisse cette Journée et la rende utile à tous! Qu’Il nous bénisse et nous protège tous! Qu’Il bénisse et protège davantage notre cher pays le Niger! Qu’Il nous accorde un hivernage fécond et béni!
Je vous remercie!
Wassalamou alaikoum wa rahmatoullah
Fait à Niamey, le 22 mai 2016
Cheikh Boureima Abdou Daouda
Imâm de la Mosquée Almoustapha à l’UAM
Conseiller Spécial du Premier Ministre pour les Affaires Religieuses
Président de la Ligue des Oulémas, Prêcheurs et Imams des Pays du Sahel
Président d’Honneur de l’AEMN

Le Directeur du Cabinet du Ministre des Enseignements Supérieurs, de la Recherche et de l’Innovation, parrain de la JIFA, Dr Abdourahamane Alou Himadou

 ASSALAMOU ALLEIKOUM !
Permettez-moi tout d’abord, de rendre grâce à ALLAH, LE TOUT  PUISSANT par la volonté de QUI, se tiennent les présentes assises. Je salue ensuite, l’ensemble des participants, qui ont effectué, le  déplacement inoubliable de ce matin.
Avant de poursuivre mon intervention, permettez-moi de m’acquitter  d’un agréable devoir, celui de transmettre, les encouragements et le soutien, de Monsieur Mohamed Ben Omar, Ministre en Charge de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et l’Innovation, et parrain
de cette activité. En effet, il m’a chargé de vous féliciter, pour le choix d’une thématique, qui permettra de mieux cerner, le rôle de tout musulman de notre société, qui bénéficie d’une instruction, sous quelque forme que ce soit, dans le contexte d’un monde tourmenté, afin qu’il transmette et respecte scrupuleusement, les règles de l’Islam, qui prône et prêche avant tout la paix, et l’amour de la paix.
Mesdames et Messieurs,
C’est également un honneur et un agréable plaisir pour moi, de présider ce jour Dimanche 15 Cha’abane 1437 de l’hégire, qui correspond au 22 Mai 2016 du calendrier Julien, à l’ouverture de la quatrième journée  islamique de fin d’année (JIFA), de « l’Association des Etudiants Musulmans du Niger, AEMN ».
Aussi, je tiens très sincèrement, à vous remercier pour le choix porté sur mon département ministériel, pour parrainer cette importante activité.
Chers Frères et Sœurs,
Le thème central de cette journée est « Le rôle du musulman intellectuel dans la société ».
Ce thème est d’une importance capitale. En effet, il cadre parfaitement  avec les préoccupations des plus hautes autorités de notre pays, au premier rang desquelles, Son Excellence El Hadj Issoufou  MAHAMADOU, Président de la République, Chef de l’Etat, qui comme vous le savez, fait de la modernisation de notre société, le socle de son combat pour le développement du Niger, et notamment, en ce début de son deuxième quinquennat, placé sous le bouclier de la renaissance Culturelle. Et à ce propos, ne disait-il pas dans son discours inaugural, que la  modernisation politique et sociale, doit servir de support à la modernisation économique, et pour ce faire « l’accent doit être mis, sur la responsabilisation de l’individu, le renforcement de sa loyauté par rapport à la patrie, et son attachement au bien public. Ce sont là, des conditions nécessaires pour mieux combattre le népotisme, la concussion et la corruption, renforcer la justice, l’égalité et la cohésion sociale».
Mesdames et Messieurs,
En générale, on entend par intellectuel, tout être humain, qui met son intelligence et ses compétences au service de sa communauté. Cette dédicace, peut-être sur un plan professionnel, culturel, ou simplement philosophique.
Être un intellectuel suppose aussi, que l’on mesure la grandeur de sa propre responsabilité morale, vis-à-vis des vérités qui se doivent d’être dites, même si, elles sont parfois douloureuses et difficiles à entendre. Ces vérités douloureuses, sont nettement plus honorables, que tous les mensonges ornementaux. De ce point de vue, l’intellectuel peut-être perçu par ses concitoyens,
comme bon ou mauvais. Et dans ce débat philosophie, je suis tenté de dire, qu’un intellectuel est bon s’il devient un phare, qui contribue et facilite significativement, au guidage de sa communauté, vers le bon port d’attache, de façon à ce que, toutes les composantes de cette communauté, vivent en paix entre elles, et ce, par l’entretien d’un dialogue honnête et pérenne, qui prend en compte à tout instant, la dignité et les valeurs de chaque membre de la communauté.
Dans ce contexte, on peut voir que l’intellectuel est un artisan qui peut significativement contribuer à assoir au sein de sa communauté, les prémices d’un véritable développement harmonieux sur le plan social, économique et politique, autrement dit, à asseoir un Etat de droit et démocratique, dans lequel, le souverain liminaire, reste le peuple dont les dirigeants ne sont que les mandataires.
Mesdames et Messieurs,
Le côté sombre de l’intellectuel, est qu’il peut utiliser son intellect, pour exploiter par purs intérêts égoïstes, l’ignorance du peuple, en le manipulent, afin d’assouvir son seul égo. L’histoire des communautés à travers le Monde, nous montre inlassablement, que par le truchement de tels intellectuels, les peuples se s’entre déchirent, et la misère et la désolation s’installent en permanence sous leurs prédicats. Ils sont dangereux pour toute société, et sont à éviter par tous les moyens. On a tendance à faire croire, que seules les personnes détentrices d’une formation universitaire sont des intellectuels. C’est une fausse perception, car l’intellectuel, de par son intelligence, qu’il peut activement mettre à la disposition de sa communauté, se caractérise par son humilité, et devient un modèle clairvoyant à suivre comme guide de sa communauté, pour affronter toutes les adversités humaines ou naturelles.
Chers Frères et Sœurs,
L’intellectuel musulman, en plus des attributs positifs précédemment indiqués, dispose d’un outil intemporel, sa foi en Allah Subhanahu Wa Taala, le Tout Puissant, le Tout Miséricordieux, à travers les enseignements universels du Coran Karim, qui lui intime, de dire la vérité, la justice et le dialogue, seuls fondements pour la paix solide à travers les communautés et le temps. L’intellectuel musulman, a donc de ce point de vue, un rôle primordial à jouer dans sa communauté. En effet, l’islam, du point de vue de son dogme, de ses pratiques spirituelles et culturelles, ou de ses dimensions relationnelles et comportementales, constitue un véritable moteur de Réforme sociale. C’est ainsi cher frères et sœurs, que le Prophète de l’Islam, MOUHAMAD, Paix et Salut sur Lui, a su sur la base des enseignements islamiques, fonder une civilisation, dont la lumière a éclairé les ténèbres qui obscurcissaient le Monde. Dans notre pays, l’Islam assure, le véritable ciment de l’unité et de la cohésion sociale nationale, seules gages de tout progrès.
Mesdames et Messieurs,
Vous le savez, notre pays, comme la plupart des pays musulmans, fait face à de nombreux défis sécuritaires et de maintien de paix, défis accentués, par les menaces tangibles qui caractérisent actuellement, et de façon générale, notre sous région Sahélienne.
Mais par la grâce d’ALLAH chers frères et sueurs, et avec la détermination et la stratégie de défense Nationale clairvoyante, élaborée par Son Excellence, El Hadj Issoufou Mahamadou, Président de la République, Chef de l’Etat, et mise en application par nos vaillantes Forces de Défenses et de Sécurité, le Niger vit en paix, avec une sécurisation des biens et des personnes, de manière remarquable.
Cette situation privilégiée de notre pays, enviée par tous, nous la devons également, à notre appartenance commune à cette formidable religion qu’est l’islam, qui a cultivé en chacun d’entre nous, l’amour de la paix et de la tranquillité. C’est pour cela, que je vous exhorte à vous cramponner, aux enseignements authentiques de notre noble religion, en vue de pérenniser, notre épanouissement individuel, et celui de notre Nation.
Monsieur le Président
Par vos activités de formation à l’image de cette journée, vous inculquez à notre jeunesse, des valeurs positives prônées par l’islam, et qui conditionnent le développement de tout pays à savoir : la paix, la solidarité, la coexistence pacifique, l’unité nationale, le travail, le respect des parents, l’obéissance aux autorités, ainsi que la probité dans la gestion des affaires publiques. Notre jeunesse est, comme vous le savez, confrontée aujourd’hui à d’énormes problèmes comme le chômage, la dépravation des mœurs et la perte progressive de son identité culturelle, la criminalité et la délinquance, ainsi que les extrémismes de tout genre. C’est pourquoi, nous vous encourageons vivement, car vous contribuez à faire de cette jeunesse, une jeunesse bien éduquée, saine d’esprit, et résolument engagée, aux côtés des autorités publiques, au combat pour le bien-être de la société.
Vous participez ainsi, à l’éveil des consciences de nos concitoyens, et assurez par cette même occasion, leur changement de comportements, changement attendu par nos autorités dans leur effort de redressement de ce pays.
 Chers Frères et Sœurs,
Au moment où notre pays, fait face à de nombreux défis liés à son développement, je vous demande solennellement, de prier LE TOUT PUISSANT pour qu’IL descende sur nos pays, pris dans la tourmente de radicaux fous, la paix, la quiétude, la prospérité, la sécurité et le bien être individuel et collectif.
Que DIEU, TOUT PUISSANT vous bénisse, qu’IL descende sa miséricorde sur la Oumma Islamique, ainsi que sur toutes les communautés. C’est sur ces mots de prière, que je déclare ouverte, la quatrième
journée islamique de fin d’année (JIFA), de «l’Association des Etudiants Musulmans du Niger, AEMN».
Que Dieu bénisse le Niger,
ASSALAMOU ALAIKOUM

Quelques images des participants






lundi 23 mai 2016

Miracle de l’incendie qui a calciné (brûlé) tout sauf des livres islamiques

Il n’est jamais trop tard d’informer ou d’être informé surtout quand l’information mérite d’être gravée en lettres d’or pour l’éternité. En effet, il y a plus d’un an, plus précisément dans la nuit du 8 au 9 mars 2015, la maison de Mr Boly Alhassane a été victime d’un incendie qui avait brûlé entièrement le contenu de la maison jusqu’au toit sauf un trousseau (la valise du musulman) contenant les livres islamiques suivants:
1- La traduction du Sens des Versets du Noble Qour’ân (notre traduction éditée par Daroussalam à Riyadh en 1999).
2- La traduction des significations du résumé de Sahil Al-Boukhâri
3- Ar-raheeq Almakhtoum (le nectar cacheté)
4- Boulough Al-Marâm (La réalisation du but)
5- Résumé d’explications des piliers de l’Islam
6- Le livre du Tawhid
Allah le Très Haut nous montre souvent de façon flagrante Ses signes à travers des situations et événements parfois désagréables voire malheureux et douloureux mais toujours pleins de leçons pour ceux qui peuvent comprendre. C’est peut-être le cas de l’incendie qui s’était déclaré chez Mr Boly dans la nuit du 8 au 9 mars 2015 dans le salon vers minuit alors que toute la famille dormait à l’intérieur des chambres. C’était une voisine qui avait constaté les flammes qui se dégageaient de la maison, malheureusement tout le quartier semblait sombrer dans le sommeil, elle s’était mise à crier et à taper aux portes des voisins pour les réveiller et apporter secours contre le feu. Cette femme avait tellement crié qu’elle perdît sa voix, il a fallu deux semaines de traitement pour retrouver sa voix. Quant à la famille de Boly, elle a constaté le feu tardivement par la suffocation de l’un des membres mais c’était trop tard. Malheureusement les fenêtres sont protégées par des grilles en fer. Ils s’étaient mis à crier au secours au point d’avoir perdu leurs voix. Le désespoir était à son comble surtout chez Mr Boly qui voyait leur fin tragique mais sa femme le rassura: «Dieu est Bon et Il ne nous laissera pas mourir comme ça…».
De l’autre côté, le feu dont la cause reste jusqu’aujourd’hui inconnue, continuait de ravager tout le contenu du salon jusqu’au toit: les postes de télévision, l’ordinateur de bureau installé au salon, la bibliothèque de Mr Boly comprenant plusieurs livres, les meubles…
Au dehors, c’était la désolation totale car les voisins ne pouvaient rien faire contre le feu ni défoncer les fenêtres pour exfiltrer la famille. Mais l’espoir de la femme se réalisa vers 2h du matin où les voisins arrivèrent à défoncer une fenêtre et extraire les membres de la famille dont un était tombé dans le coma.
On avait alerté les sapeurs-pompiers en leur demandant de venir avec une ambulance car il y avait peu de chance que les victimes échappent à la mort; ce qui fut fait: véhicules d’extinction de feu et ambulance sont arrivés sur le lieu. La maison fut tellement arrosée d’eau que cette dernière atteignait le niveau des chevilles comme le disait Mr Boly. L’ambulance transporta les membres de la famille à l’hôpital où heureusement le membre évanoui avait pu revenir à la vie…
Quant au contenu du salon, il était entièrement calciné et rien n’avait été sauvé. Le lendemain matin, Mr Boly essayant de ramasser les débris des meubles calcinés, fut surpris de voir le trousseau des livres islamiques jonché sur un monticule formé par d’autres objets brûlés. Ces livres sont intacts, ils n’ont pas été touchés par le feu ni par l’eau versée par les sapeurs-pompiers.
Allahou akbar! Quand Dieu protège, rien ne peut nuire!
Remarque importante: on m’attribue les livres de cette valise préparée par la Maison d’Edition Daroussalam en Arabie Saoudite, alors qu’en réalité je n’ai traduit que le Noble Coran et une partie des récits du Résumé de Sahihoul-Boukhary. Le reste a été traduit par d’autres personnes. J’étais en effet, sur la traduction du Résumé de Sahihoul-Boukhary quand l’idée de traduire le Noble Coran a été introduite par Daroussalam, j’ai alors pris le Coran et laissé les Hadîs ou récits qui ont été complétés par d’autres traducteurs. Le lecteur attentionné du Résumé de Sahihoul-Boukhary peut même faire la nuance entre les styles de traduction et de parler.
La valise originale du musulman (il manque ici le Nectar cacheté)

Qu’Allah accorde pleine récompense à la Maison d’édition, aux auteurs et aux traducteurs de ces livres!
Le miracle produit à travers cet incendie nous rappelle l’histoire du Prophète Ibrâhîm (Abraham) qui fut jeté par son peuple dans un feu incandescent dont le combustible fut rassemblé pendant deux mois mais Allah qui créa le feu, lui commanda: «Nous dîmes: «Ô feu, sois pour Ibrâhîm une fraîcheur salutaire». Sourate 21, verset 69.
Les gens voyaient Ibrâhîm dans un feu tandis qu’il se voyait dans un jardin verdoyant avec des arbres fruitiers dont il jouissait. Quand les flammes s’éteignirent, il sortit plus beau qu’il ne l’était auparavant. Cependant au lieu d’ajouter foi à son apostolat (mission prophétique), les gens de son peuple le traitèrent plutôt de magicien.
C’était ainsi que l’être humain se comporte quand il est dépourvu de foi, il cherchera toujours une explication même aux évidences comme le cas de ces livres épargnés par le feu et l’eau.
«Alors, dans quelle parole croiront-ils après [la parole] d'Allah et après Ses signes?». Sourate 45, verset 6.
Que Dieu nous donne davantage la foi, la renforce et l’embellisse dans nos cœurs ! Qu’Il nous protège du Feu de l’au-delà et des tentations de ce monde comme Il a protégé ces livres islamiques contre le feu et l’eau!
Je précise que c’était le vendredi 20 mai 2016 que l’ex-Recteur de l’Université Abdou Moumouni de Niamey, le Professeur Yenikoye Alhassane m’a informé de ce miracle produit à travers un incendie, ce qui m’a personnellement motivé à chercher la victime (Mr Boly) et à lui rendre visite chez lui pour requérir son témoignage et celui de sa famille.


Les images sont floues car c’était au crépuscule et la maison n’était pas bien éclairée
Je mettrai incha-Allah les vidéos sur Youtube: (https://www.youtube.com/cheikhboureima)

Signalons que Mr Boly Alhassane est actuellement Secrétaire Principal de l’IREM (Institut de Recherche en Mathématiques) à l’Université Abdou Moumouni de Niamey où il occupa précédemment le poste de Secrétaire Général Adjoint au Rectorat. Il réside au quartier «Francophonie» juste en face de deux châteaux d’eau. 
J’ai décidé de ne pas publier ce récit que vous lisez avant de le lui soumettre pour confirmation.
Cheikh Boureima Abdou Daouda
Niamey, le 23 mai 2016.


Confirmation
Bonjour Cheikh Boureima!
J’ai bien lu avec un de mes fils, votre article et confirme tout ce que vous avez dit dedans.
Je voudrais mentionner qu’après les prières du matin et du Maghrib, mon épouse tient un conseil avec toute la famille, moi y compris, et dit toujours dans ses prières:  «Seigneur, utilise-nous pour magnifier Ta Gloire».
Je pense que le Seigneur a exaucé cette demande à travers l’épreuve que nous avons subie et qui a ravivé la foi de beaucoup de musulmans.
Merci infiniment et que Dieu nous protège et nous bénisse tous!

Signé Mr: Boly Alhassane
Secrétaire Principal de l’IREM
Université Abdou Moumouni de Niamey
Téléchargez l'article au format PDF

lundi 16 mai 2016

Rencontre du Premier Ministre du Niger avec les Oulémas venus participer au Wazin Kassa à Niamey




L’Association Ahlous-Sounnati wal djama’a a tenu un Wazin Kassa (prêche national) au stade Général Seyni Kountché de Niamey le samedi 14 mai 2016 et le dimanche 15 mai 2016. L’ouverture de la rencontre a eu lieu dans la soirée du samedi 14 mai 2016 en présence de plusieurs hautes personnalités et d’une foule de fidèles.

Le dimanche 15 mai 2016, son Excellence le Premier Ministre Mr Brigi Rafini a reçu la visite des Oulémas représentant les différentes délégations venues de l’intérieur du pays et de l’extérieur notamment du Bénin, du Burkina Faso, de la Côte-d’Ivoire, du Ghana, du Mali, du Nigeria et du Togo. La rencontre s’est déroulée en présence du Ministre de la Renaissance Culturelle des Arts et de la Modernisation sociale, Porte-parole du gouvernement Mr Assoumana Mallam Issa.